Eugène Bayala, alias Oyou : du théâtre au Commissariat de Tampy
Article mis à jour le 17 septembre 2026.
Eugène Bayala est devenu familier des téléspectateurs avec le policier Oyou du Commissariat de Tampy. Son parcours ne commence pourtant pas avec ce personnage : dans ses entretiens, le comédien burkinabè décrit un apprentissage au théâtre, puis un travail pour la télévision et la musique.
Un apprentissage avant la reconnaissance à l’écran
Dans un entretien publié par Radars Info Burkina le 8 juin 2019, Bayala situe ses premières expériences théâtrales à l’école et à l’église, en 1977. Il évoque ensuite plusieurs troupes à partir de 1992. Selon son récit, le réalisateur Missa Hébié le retient pour un premier projet en 2001, puis pour Commissariat de Tampy en 2005.
Ces repères racontent une progression : le travail de troupe précède la visibilité télévisuelle. Le comédien explique aussi que l’observation des comportements et l’entraînement sont indispensables pour interpréter des personnages crédibles. Son rôle comique relève d’un métier appris, pas d’une improvisation permanente.
Oyou à l’écran, Bayala dans la vie
La familiarité du public avec un personnage peut brouiller la frontière avec son interprète. Dans un entretien accordé à NetAfrique en mai 2023, Bayala insiste sur cette distinction. Il rappelle également que les disputes entre Oyou et Chocho appartiennent à la fiction : elles ne décrivent pas sa relation professionnelle avec l’interprète de Chocho.
Cette précision change la lecture des scènes. On peut apprécier la maladresse ou les excès du policier sans les attribuer à l’homme qui lui prête son visage. Le duo comique repose justement sur la capacité des acteurs à rendre ce conflit convaincant.
Un personnage qui passe aussi par la musique
Oyou a également servi de point de départ à des créations musicales. Burkina24 présente, le 18 mai 2015, le clip Garde-à-vous : Bayala y utilise l’univers du policier pour aborder la discipline et le respect du code de la route.
Théâtre, série et chanson constituent ainsi des étapes documentées de son parcours. Elles permettent de parler de son évolution sans transformer des photographies non datées en comparaison trompeuse entre « avant » et « maintenant ».
Mise à jour du 17 septembre 2026 : ce portrait remplace une comparaison non datée par des repères issus d’entretiens identifiés.


